le paysage monumental

LE PAYSAGE MONUMENTAL

« Le salut. Le respect. L’éthique. La confiance. L’amour ( ?) »

Ma pratique photographique s’intéresse aux sites qui sont sous mes pieds, autour de moi. Mon « local » Le paysage monumental raconte l’histoire d’un SITE de la Métropole bordelaise, territoire que j’arpente quotidiennement. Tel un pèlerinage, je guette depuis 2010, saisi l’évolution de ce monument. Jusqu’à la fin de l’été 2016 où, sur les grilles d’enceinte donnant sur le quai, un affichage indique sa démolition. Démolition que j’ai pu suivre (https://www.denisthomas.fr/photographie/architecture/amylum/la-deconstruction-du-paysage/). Alors, la démolition soudaine, brutale, de ce qui suscitait l’intérêt (ce monument), en développa un nouveau. Le site, le lieu, son horizon. La Métropole de Bordeaux, espace urbain que j’arpente et ausculte au quotidien « accélère » sa mutation depuis les années 2010. Particulièrement sur la rive droite depuis 2015. Elle contraint peu à peu ses lignes d’horizon. Les bouche, les chasse. Horizon que finalement je recherche. L’horizon en ville. Voir loin là ou l’urbain nous pousse/force à regarder nos pieds, les machines de toutes sortes auxquelles il faut prêter attention – signaux lumineux & sonores, voitures, motos, scooters, bus, tram, vélos, trottinettes électriques, engins de chantier, piétions aux oreillettes ou smartphones, etc… L’espace physique « réel » tout autant que symbolique de la société occidentale capitaliste est l’urbain. La ville, la métropole, la mégalopole au maillage mondialisé forme un paysage massivement artificiel, recomposé. C’est un paysage urbain onirique, constitué avant tout de Machines. Lumières, Vitrines, de marques… Ce paysage altéré, artificiel et mensonger, mono paysage, est en réalité un anti-paysage, qui ne nous aide pas à appréhender la réalité dans laquelle nous vivons. Montrer l’horizon en ville comme une tentative de donner à voir, à savoir, à penser ou réfléchir.